TDAH adulte
Le TDAH adulte est de plus en plus présent dans nos consultations.
On a parlé très longuement du TDAH chez les enfants mais dernièrement, de nombreuses demandes concernant le TDAH adulte sont apparues, avec des adultes en souffrance depuis longtemps, diagnostiques récemment par des neuropsychologues comme atteints d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité.
L'importance de cette "étiquette", non de mettre ces patients dans une "boîte" est de leur permettre de mettre un nom sur leur trouble et de comprendre que ce qu'ils vivent depuis leur enfance n'est pas du à leur imagination. Qu'ils ont bel et bien soufferts d'une différence dans le fonctionnement de leur cerveau qui n'a pas de bouton "off", dans leur sentiment d'avoir plusieurs groupes de personnes dans leur tête qui cogitent en même temps, de leurs ruminations mentales, de leur impossibilité à ne rien faire même quand ils sont épuisés, de leur problème de concentration, de leur différence avec les autres et ce sentiment d'être vu ou de se percevoir comme un extraterrestre à l'école, en famille et dans la société.
Le TDAH peut également être associé au burn-out: comment faire taire mon cerveau qui ne s'arrête jamais et qui s'épuise ? Il peut également être associé à des compulsions: alimentaires, l'alcoolisme, addictions en tout genre.
Aider les patients atteints d'un TDAH adulte s'avère vraiment utile et important car ils sont en souffrance depuis très longtemps quand ils arrivent dans nos cabinets et l'étiquette posée sur leur problématique les soulage d'une part mais ne les aide pas à avancer.
Quelques outils proposés aux patients dans le cadre de leur trouble:
-) Pour les ruminations: notez tout ce qui vous passe par la tête: sur le téléphone, un cahier à côté du lit, un petit cahier qui regroupe vos pensées,...Sortez les choses de votre tête afin d'éviter les ruminations. Mettez-vous à un sport qui canalise vos pensées. Par exemple: courir, c'est bien mais cela ne vous empêche pas de penser. Imaginez une activité où vous devez vous concentrer: la danse, le coloriage, l'apprentissage d'une langue,...
-) Je procrastine et je tourne en rond: Faîtes une to-do list, un planning, une liste des tâches priorisée par importance
-) Je compulse: lorsque vous avez envie de compulser: exemple: j'attrape le paquet de chips, je le mange et je culpabilise => plutôt que d'attraper ces chips, notez une liste de 10 activités sur votre téléphone qui peuvent vous empêchez de compulser: exemple: activité 1: je mets mes basquets et je vais faire un tour, activité 2= j'attrape mon livre et je lis, activité 3= je fais mon jardin,...
-) Soyez au clair avec vos émotions: j'essaie d'identifier mes émotions, je les note et j'essaie de les comprendre. J'accueille mes émotions (je pleure, je crie,...) et j'essaie de trouver une possibilité de les exprimer : j'écris ce que je ressens, je passe l'aspirateur pour passer mes nerfs,...
-) Je suis impulsif(ve): j'essaie de ne rien casser ni de ne pas agir sur un coup de tête ou une émotion: je me pose quelques minutes, je respire (j'inspire et j'expire plusieurs fois pendant quelques minutes jusqu'à ce que je me sente plus calme) et je me demande comment gérer les choses autrement => je diffère l'action que je voulais faire initialement afin de bien y réfléchir et de ne pas subir mon impulsivité.
J'attire votre attention sur le fait que si vous avez un doute sur une suspicion de TDAH, il faut impérativement consulter un(e) neuropsychologue. En tant que psychologues cliniciens, nous pouvons réaliser des suivis TDAH mais pas les diagnostiquer => passage chez nos collègues. Une fois le diagnostic posé, nous pouvons vous aider à gérer ce trouble au mieux.


Plaisir, vous avez dit plaisir?
Selon moi, notre sexualité d'aujourd'hui est encore basée sur les modèles d'antan, culpabilisants, oppressants et régissants notre sexualité d'aujourd'hui. "Il faut que", "Cela se fait comme cela", "Si pas, alors..." etc etc.
La sexualité tout comme le couple a évolué depuis ces dernières années: on remarque une liberté plus importante chez les partenaires, un besoin d'autonomie, une sexualité plus libérée et plus assumée mais en gardant des codes et des schémas anciens qui peuvent compliquer la vie des couples aujourd'hui. La sexualité ne se transmet plus vraiment par la famille mais via les amis, les réseaux, le porno, ce qui peut créer d'autres problématiques, mais ce n'est pas le sujet de l'article.
Donner du plaisir à son partenaire n'est pas régi par une méthode particulière. Dans les schémas antérieurs: donner du plaisir à son partenaire équivaut à l'obtention d'un orgasme. Oui, l'orgasme est la cerise sur le gâteau mais le gâteau peut être parfaitement mangeable sans la cerise. L'orgasme n'est pas nécessaire pour partager du plaisir avec son/sa partenaire. Son absence ne signifie pas non plus que l'acte sexuel est raté ou non abouti. Cela revient à la fameuse phrase type : "Alors heureux(se)?" en fin d'acte sexuel, de manière drôle et ironique mais qui équivaut à : "Orgasme or not orgasme?".
La pénétration connaît les mêmes schémas: un acte sans pénétration peut être vu comme non abouti ou frustrant pour les partenaires. Certains considèrent l'acte raté s'il n'y a pas pénétration car il/elle ne peut prendre du plaisir. C'est faux!
Et si on modifiait sa perception de la sexualité? Si on partait du fait que chaque couple doit trouver sa sexualité parfaite pour lui/elle? Les préliminaires diffèrent selon les partenaires, les besoins, les zones érogènes, les envies, etc. Prendre du plaisir en faisant l'amour peut se réaliser de tellement de manières possibles: par des baisers, des caresses, des frottements, une masturbation face à face, se toucher face à son partenaire, la pénétration aussi mais pas que.
Cette façon de voir les choses autrement permet aux couples rencontrant des difficultés sexuelles (vaginisme, trouble érectile, éjaculation précoce,...) de vivre leur sexualité et de ne pas s'en voir privée). Beaucoup de partenaires s'éloignent l'un de l'autre quand un trouble sexuel apparaît car ils ne savent pas comment le gérer autrement. L'envie de ne pas frustrer l'autre, d'avoir peur d'un rapprochement en étant trop tactile ou trop proche, peut conduire à d'autres problématiques au sein du couple.
L'important est de communiquer vos besoins sexuels et affectifs à l'autre et trouver des solutions satisfaisantes ensemble afin de continuer cette intimité, nécessaire au couple, de manière différente.
Madame ressent des douleurs pendant l'acte ou Monsieur a peur d'une panne: ne vous mettez pas de pression! Commencez par des calins "non sexuels" où la pénétration est interdite. Cela vous donne l'occasion de tester d'autres méthodes de plaisir et de retrouver votre intimité par des calins, des caresses, un bain à deux, des massages avec de l'huile et ce genre d'activités qui peut vous rapprocher sans vous mettre la pression sur un acte "non abouti ou que vous considérez comme raté". Soyez inventifs et créatifs.
Progressivement, vous levez des barrières en fonction de vos besoins et vous vous laissez aller, dans le respect de l'autre et au rythme de chacun.
L'important dans cette sexualité réside dans le fait de vous retrouver et de partager un moment de plaisir, de connexion, d'intimité, de bonheur: alors peu importe la méthode, peu importe jusqu'où cet acte ira, tant qu'il est satisfaisant pour les deux partenaires, sans pression, sans schéma et surtout sans code imposé.
Faîtes-vous plaisir et faîtes plaisir à votre partenaire.
Je mange mes émotions
"Je mange mes émotions" est une action plus fréquente qu'on ne le pense. Manger par plaisir, par faim, ou de manière émotionnelle est tout à fait différent.
Nous nous questionnons rarement sur le pourquoi nous mangeons au moment où nous pratiquons cette activité: par faim? par besoin? par envie? parce que nous ressentons des émotions qui nous donnent envie de nous jeter sur un paquet de chips, une barre de chocolat ou un paquet de biscuits.
Il est important de distinguer les différentes absorptions de nourriture et de nous interroger sur nos envies profondes.
Certes, manger est un besoin primaire et il est important de le faire au moins trois fois par jour. L'idée ici, serait de se questionner avant de manger et de pratiquer la pleine conscience pendant le repas.
Comment faire? Avant d'ingérer quoi que ce soit: se poser la question: ai-je faim? de quoi ai-je envie? Ma faim est-elle liée à un moment normal de ma journée? Ma faim est-elle liée à une émotion que je viens de ressentir?
Par exemple: vous vous levez le matin, vous prenez le petit-déjeuner: jusque-là, tout est normal: le moment du petit déjeuner est important et mérite de prendre le temps de le faire avant de commencer la journée avec toute l'énergie que cette nourriture va apporter à votre corps. De plus, il s'agit d'une activité habituelle liée au lever et à la préparation de la journée avec son premier repas.
Autre exemple: il est 16heures, vous venez de passer une journée horrible: dispute avec votre collègue, enfants difficiles à la reprise de l'école: vous avez envie de manger, mais vous ne mangez jamais à 16heures. Une envie de chips vous vient subitement. Il ne s'agit pas ici d'une faim mais d'une émotion négative qui vous donne envie de compenser par de la nourriture pour faire disparaître cette émotion. Lorsque nous mangeons par émotion, il est rare d'avoir envie de se jeter sur une pomme ou un yaourt: ce sont toujours les ingrédients "réconfortants" qui nous font envie: du sucré ou du salé mais rarement des choses saines.
Manger ses émotions risque de faire diminuer l'émotion négative pendant quelques instants mais risque également de faire apparaitre la culpabilité ensuite. D'autant plus, si cette activité de compulsion alimentaire vous arrive souvent, si vous faîtes attention à votre poids ou si vous avez mangé beaucoup plus que d'habitude durant cette faim émotionnelle. Cette culpabilité va devoir être gérée ensuite, vous vous sentirez encore plus mal et vous risquez également de tomber dans des dérives de troubles alimentaires par la suite (anorexie, boulimie,...).
Une façon de ne pas tomber dans ce piège est avant de commencer cette compensation alimentaire, de se poser la question suivante: "ai-je faim?". Si la réponse est non: alors choisissez une autre activité pour éliminer l'émotion négative: écrivez votre ressenti quelques instants au calme, allez courir, faîtes quelques exercices sportifs au sol, écoutez votre musique préférée, appellez une personne proche pour lui faire part de votre mésaventure,...Plein de choses sont possiblement réalisables pour vous éviter cette prise de nourriture.
Si vous n'arrivez pas à vous empêcher ce craquage: alors, mangez en pleine conscience: c'est-à-dire: faîtes comme si ce paquet de chips était le dernier du monde: savourez chacune d'elle, fermez les yeux, ressentez tous les goûts et toutes les sensations procurées par ce que vous mangez, presque de manière orgasmique! Cela vous évitera certainement de finir le paquet car votre corps comprend qu'il mange au bout de 20 minutes et à ce rythme d'absorption alimentaire, il y a fort à parier que vous n'aurez pas terminé 20 minutes plus tard. Prenez du plaisir à cette compulsion si vous ne pouvez l'éviter, cela est important et moins culpabilisant.
Je conseille également aux patients: un carnet des compulsions: indiquer le jour, l'heure, ce qui a été mangé et l'émotion associée. Si à chaque fois que vous mangez, c'est lorsque vous êtes en colère, alors, il faut travailler l'émotion colère et remplacer la nourriture par une autre activité, saine pour vous. De plus, le fait de devoir noter ce que vous mangez à chaque fois, risque de vous empêcher de craquer.
Il est aussi important de travailler vos émotions et de pouvoir les accueillir et les gérer: un travail psychologique sur vos émotions peut être une bonne idée et vous permettre d'aller mieux, par conséquent, de ne plus être dans ces comportements compulsifs.
Pour les enfants, des outils tels que les cartes d'émotions peuvent être utilisées comme ils ne peuvent pas toujours verbaliser leur ressenti par la parole, ce petit cahier peut aussi être utilisé avec eux.

L'influence du regard de l'Autre sur nos comportements
Certes, nous vivons en société et dans une société où le regard de l'autre peut nous pousser à adopter ou à modifier certains de nos comportements. A tort peut-être!
Bien-sûr, nous ne pouvons décider d'ignorer la loi ou les règlements en société, nous ne sommes pas seuls sur cette Terre et les règles sont faites pour être respectées. Si vous grillez un feu rouge, bien-sûr que les automobilistes vont poser sur vous un regard réprobateur parce que vous commettez un acte dangereux qui peut avoir des conséquences sur tous.
Parlons plutôt de vous: si vous décidez de vous colorer les cheveux en mauve demain, ce comportement aura-t-il des conséquences sur les autres? Peut-être que certains n'apprécieront pas votre couleur de cheveux, y apporteront leur avis ou des commentaires. Cela changera-t-il leur vie? Non! Cela changera-t-il la vôtre? Oui, si cette couleur vous plaît et que VOUS estimez que cela est bon pour vous.
Il y a certains comportements que vous devez adopter pour vous, pas de manière égoïste envers les autres ou envers une société mais parce que cela est bon pour vous. Par exemple, votre couleur de cheveux, votre maquillage, votre manière de vous vêtir (sisi, si vous sortez dans la rue, le nudisme n'est pas autorisé), les lieux que vous déciderez de visiter, le type de voyage que vous voulez faire (city trip, farniente, randonnée,...), votre orientation sexuelle, votre genre, qui vous êtes, vos choix amoureux, le nombre d'enfants que vous voulez avoir et si vous voulez en avoir! Le genre cinématographique, la musique, votre emploi, vos loisirs, ce qui vous fait du bien à VOUS!
Quoi que vous fassiez, des personnes vous jugeront sur tout: votre apparence, votre caractère, même sans vous connaître, à la première impression. On émettra des commentaires, des rumeurs, des stéréotypes divers et vous serez mis dans une "boîte". La question à se poser est : "Est-ce que vous voulez rester dans cette boîte?" ou est-ce que vous voulez vivre heureux sans tenir compte de l'avis des autres ou diminuer l'impact que ces avis ont sur vous?
Je rencontre beaucoup de jeunes qui ont envie de réaliser des études et qui se l'interdise tout simplement par rapport à l'avis des autres: leur famille, l'avis sur tel ou tel métier: "Pas assez d'études", trop "manuel", "mauvaise réputation",...Mais finalement, qui va réaliser ce métier? C'est vous et vous seul, et durant une quarantaine d'années qui plus est! Autant donc, que ce métier vous plaise, qu'il vous apporte l'épanouissement nécessaire à votre bonheur, peu importe l'avis des autres!
Idem pour vos choix amoureux. Le souci se pose souvent quand vos choix ne correspondent pas aux attentes des autres: coming out,...Souvent vos proches fantasment votre vie et imaginent des scénarios: des petits-enfants, un gendre parfait, une belle-fille parfaite et bien-sûr, quand vous leur annoncez quelque chose qui ne colle pas avec l'image qu'ils s'en faisaient, c'est le choc! Bien souvent, il ne s'agit pas toujours d'une critique de votre choix de vie mais le deuil de leur vision de départ.
Votre choix d'enfants peut aussi être sujet à critiques. Quand un individu dit qu'il ne veut pas d'enfants, les remarques qui fusent sont souvent du type :" Ah? Tu n'aimes pas les enfants?", "Tu es stérile?", "Mais qui va s'occuper de toi dans tes vieux jours?". Votre choix est votre choix, qu'il soit compris ou non par votre entourage, vous ne pouvez décider d'avoir des enfants pour correspondre à une image que veut vous imposer la société ou pour faire plaisir à votre entourage.
Bien-sûr, se libérer du regard de l'autre totalement ou en partie prend du temps, cela peut être travaillé en thérapie. Certaines personnes y sont plus sensibles que d'autres par leur enfance, leurs expériences de vie. Cela n'est pas simple, cela prend du temps, mais cela est possible.
Alors, tentez l'expérience :-).

Le couple et les écrans
Je lis ce jour dans la presse que les relations sexuelles risquent de disparaître d'ici quelques années selon une étude britannique. La raison principale serait les écrans et la distance qu'ils provoquent au sein du couple!
En effet, les écrans prennent une place très importante dans la vie des individus et surtout des couples, cette place des écrans peut nuire au couple si l'on n'y prend pas garde.
Combien de fois n'observe-t-on pas lors d'un passage au restaurant, qu'un couple mange ensemble ou boit un verre, un portable en main, chacun, l'un en face de l'autre. Pas de communation visuelle, ni verbale, peut-être une communication par sms avec "Que prends-tu comme plat ou qui paie l'addition?". Le but d'une sortie est le partage d'un moment tous les deux, surtout en couple. Vous avez surement attendu ce moment, pris par la routine du quotidien (j'ai écris un article sur ce sujet), les enfants à gérer, le travail et le peu de temps pour vous.
Vous voilà donc libérés de quelques obligations pendant un temps avec votre partenaire, temps où vous pouvez profiter l'un de l'autre dans un endroit sympathique. Pourquoi vos portables viennent-ils contaminer ce moment?
Avez-vous peur de ne rien avoir à vous raconter? Si tel est le cas, cela signifie peut-être qu'il y a un mal-être dans le couple ou un manque de communication entre les partenaires.
Préfèrez-vous être ailleurs? Cela signifie aussi un mal-être dans votre couple si vous vous êtes senti obligé de répondre positivement à l'invitation de votre partenaire alors que vous n'en aviez pas envie.
Est-ce une mauvaise habitude prise? Si tel est le cas, cela peut se modifier.
Les écrans font partie de notre quotidien. Certes, ils apportent de nombreux points positifs! Ils nous permettent de communiquer aisément peu importe notre localisation dans le monde, ils nous apportent des informations rapidement, ils nous occupent lorsque nous sommes seuls, dans une salle d'attente avec des inconnus à qui nous n'avons pas envie de parler, ils peuvent nous servir de gps et avoir plein d'utilités positives.
Ils sont aussi oppressants par moment: peu importe où vous êtes, vous restez joignable, disponible pour tout le monde, vous êtes localisable et parfois corvéable à merci. Ils nous permettent de discuter avec des personnes loin de nous mais ils nous éloignent de ceux qui nous sont proches. Nous avons toujours une bonne raison de les utiliser: "Je vais juste répondre à un message", "Je vais juste consulter mes mails", "Je vais juste vérifier que", en fait ce que ce message dit est: "Je vais juste m'empêcher de passer du temps avec toi "
Combien de fois n'entend-t-on pas des couples nous raconter que dès qu'ils rentrent du travail, ils s'installent et prennent leur téléphone, leur ordinateur et ne les quittent plus jusqu'au soir, parfois même dans le lit conjugal. Il arrive même que l'un des partenaire utilise son portable et déclenche chez l'autre la même envie. Le sentiment ressenti alors est : "S'il ne s'occupe pas de moi, je vais aussi aller sur mon portable", déclenchant ainsi des relations en chaine, du style : "Tu as commencé, alors moi, je fais pareil".
Certes, vous avez besoin de décompresser, le but n'est pas de vous en priver comme pour un ado ou un enfant, l'idée serait d'utiliser ces appareils avec modération sans que cela nuise à votre relation.
Quand vous rentrez chez vous, pourquoi ne pas vous "déconnectez" des écrans durant le repas, lorsque vous regardez un film ensemble, au restaurant, losque vous discutez avec une personne de votre entourage, lorsque vous êtes dans votre lit, prêt à dormir ou à passer du temps avec votre partenaire. Un peu comme à un ado à qui on propose d'éteindre son téléphone pendant les moments familiaux, on pourrait proposer la même chose aux couples durant leurs moments à eux afin de privilégier la présence de l'autre, de communiquer, de passer du temps ensemble.
Les écrans seront toujours présents mais votre couple pourrait ne plus l'être par manque d'attention et par le sentiment d'être délaissé par plein de choses. Cela vaut-il vraiment la peine de risquer une belle histoire pour quelques mails, messages ou autres informations diffusées par vos écrans?
